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- Quelle belle surprise que ce nouveau CD de Detour ! (le précédent datait de 1995). Natalie Shelar, native de Tucson, Arizona, lead vocals, rythm guitar, mandolin et Jeanmarie Peschiutta, français d'origine ritale, lead vocals, guitars, mandoline, banjo jouent et vivent ensemble depuis 25 ans ; pour ce nouveau disque, ils se sont adjoints les services de deux musiciens allemands, Manni Hollaender, bass et Tom Engels, drums ; avant de s'installer à Vichy il y a une dizaine d'années, le duo vivait et tournait en Allemagne ; Detour Band s'y produit encore régulièrement, ce qu'on appelle la country music ayant beaucoup plus le vent en poupe là-bas qu'ici.
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Le Detour band a toujours suivi sa propre voie, explorant la diversité des musiques blanches américaines, qu'elles soient acoustiques ou électriques, avec une vraie personnalité, loin de la variété sirupeuse calibrée FM ou Nashville : un métier irréprochable acquis on the road au fil des années, une efficacité redoutable, une ouverture constante assez rare dans ce milieu, une mise en place impeccable, des vocaux superbes, des arrangements léchés
et des reprises qui font mouche : Kathy Chiavola y cotoie Steve Earle, John Hiatt, Vince Gill ou Randy Scruggs (cf. le superbe "it's only love") ; pas de revival mais de la vraie musique country rock d'aujourd'hui. Les voix complémentaires de Natalie et Jean-Marie sont au top (cf. les harmonies vocales aux petits oignons sur I'm a little bit lonesome, entre autres) ; Jean-Marie, maître es guitares passe d'un chorus à la Tony Rice (Midnight train) à un solo très swing sur une reprise bienvenue de Dan Hicks ou à des envolées cristallines à la gratte électrique dignes d'Albert Lee (CF You're still standing there). Quelques potes sont venus donner le coup de main : Christian Séguret, mandoline, Jean-Marc Delon, banjo, Manfred Leuchter, accordéon, Joost van Es, fiddle
diversifiant et étoffant la palette sonore ; le tout emballé dans une très belle pochette. Si ce disque va régaler les aficionados, il mériterait, s'il y avait une justice, une audience décuplée.
Francis Couvreux 10/2007
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